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MINI-FORMATION · AUTOMATISATION

Cartographier un processus avant de l’automatiser

Une méthode simple pour représenter un processus, repérer les irritants et préparer une automatisation utile.

Cartographie et automatisation de processus

Objectif de la mini-formation

À la fin de cet exercice, vous disposerez d’une carte simple du processus actuel, d’une liste d’irritants et d’une première amélioration à tester. Prévoyez environ 30 minutes d’atelier, puis une validation avec les personnes qui exécutent le travail.

Avant de construire un flux automatisé, il faut comprendre comment le travail circule réellement. Une cartographie rend visibles les étapes, les échanges et les décisions. Elle aide aussi à séparer ce qui peut être automatisé de ce qui exige une intervention humaine.

Matériel : une feuille, un tableau blanc ou un outil de diagramme. Choisissez un processus limité et un dossier récent comme point de départ. L’exemple ci-dessous est illustratif : une demande de matériel, depuis sa soumission jusqu’à la communication de la décision.

Étape 1 — Définir le déclencheur et le résultat attendu

Notez l’événement qui démarre le processus et le résultat qui marque sa fin. Un périmètre précis évite d’essayer de représenter toute l’organisation sur une seule carte.

  • Déclencheur : une demande de matériel est soumise.
  • Résultat attendu : une décision est enregistrée et communiquée au demandeur.
  • Hors périmètre dans cet exemple : la commande au fournisseur et la livraison.

À vous : écrivez une phrase qui commence par « Le processus démarre quand… » et une autre par « Il se termine lorsque… ».

Étape 2 — Décrire les étapes et identifier les acteurs

Reconstituez le parcours d’un dossier réel. Pour chaque étape, utilisez un verbe d’action, nommez le rôle responsable et indiquez l’information reçue ou produite. Représentez d’abord le fonctionnement actuel, même s’il comporte des détours.

ÉtapeResponsableInformation ou résultat
Soumettre la demandeDemandeurMatériel, quantité et justification.
Vérifier les informationsCoordonnateurDemande complète ou retour pour complément.
Évaluer et déciderGestionnaireDécision et motif si nécessaire.
Enregistrer et communiquerCoordonnateurStatut mis à jour et demandeur informé.
Exemple simplifié : adaptez les rôles et les responsabilités à votre organisation.

Vous pouvez placer les étapes dans des couloirs, un par rôle, pour rendre visibles les transferts. Un rectangle représente une action, un losange une décision et une flèche le sens du parcours. Une légende simple suffit.

Étape 3 — Ajouter les décisions et les exceptions

À chaque embranchement, formulez une question avec des sorties explicites. Une carte limitée au cas idéal masque souvent les difficultés qui compliqueront l’automatisation.

  • La demande est-elle complète? Oui : transmettre au gestionnaire. Non : retourner au demandeur, puis refaire la vérification.
  • La demande est-elle approuvée? Oui : enregistrer l’approbation et informer. Non : enregistrer le refus et informer.
  • Le gestionnaire est-il absent? Définir une délégation autorisée ou une procédure d’escalade.
  • La demande est-elle reçue deux fois? Prévoir un contrôle avant de créer un nouveau dossier.

Parcours de référence

Soumission → vérification → décision → enregistrement → communication. Une demande incomplète revient à la vérification après correction; une décision favorable ou défavorable mène à une fin clairement enregistrée.

Étape 4 — Repérer les attentes, les ressaisies et les ruptures

Marquez les endroits où une personne attend, recopie une information ou cherche l’état d’un dossier. Pour chaque irritant, notez la cause supposée et les éléments à vérifier. Évitez de traiter une impression comme une mesure.

  • Double saisie : la même demande est recopiée du courriel vers un fichier.
  • Attente : le dossier reste sans responsable visible.
  • Information manquante : une relance est nécessaire pour obtenir la quantité.
  • Manque de visibilité : le demandeur ignore si sa demande a été reçue.

Sur quelques dossiers, distinguez le temps de travail actif du temps d’attente. Ces deux mesures ne conduisent pas toujours à la même amélioration.

Étape 5 — Dessiner une amélioration limitée et mesurable

Conservez la carte actuelle et dessinez séparément le fonctionnement souhaité. Choisissez une première amélioration : structurer la saisie, attribuer un responsable ou envoyer un accusé de réception. Définissez ensuite le résultat attendu et la façon de le vérifier.

Dans l’exemple : un formulaire avec des champs requis pourrait réduire les demandes incomplètes. La décision du gestionnaire reste humaine. Le taux de demandes retournées pour complément permettrait de vérifier l’effet du changement.

Votre exercice : une carte et une décision

Répartissez l’atelier en trois temps : 5 minutes pour délimiter le processus, 15 minutes pour représenter les étapes et exceptions, puis 10 minutes pour choisir une amélioration. Cette durée est indicative; un processus complexe demandera davantage de travail.

  • Le début et la fin sont identifiables.
  • Chaque étape possède un responsable et un résultat.
  • Chaque décision comporte des sorties nommées.
  • Au moins un cas d’exception est représenté.
  • Les irritants observés sont distincts des solutions envisagées.
  • Une amélioration prioritaire, un indicateur et un responsable sont définis.

Valider avant d’automatiser

Faites parcourir la carte par une personne qui réalise le travail. Rejouez un dossier normal et un dossier incomplet : si l’on ne sait pas qui agit ou où le dossier va ensuite, complétez la carte avant de construire le flux.

Pour évaluer la suite, consultez les 5 signes qu’un processus est prêt à être automatisé. Pour choisir l’outil de saisie, lisez Power Apps ou Excel : comment choisir?.

POUR ALLER PLUS LOIN

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Nous pouvons vous aider à clarifier le flux avant de décider quoi automatiser et avec quels outils.